03/09/2017

LE SURSIS (tome 2) (Jean-Pierre Gibrat - 1999)

Dupuis - 56 pages 
20/20   Quand le destin est inéluctable 

    Ce second tome débute par la rencontre tant attendue entre Cécile et Julien.
Passé le choc initial pour la jeune femme de la résurrection, celle-ci fait soigner Julien par un médecin de confiance lui-même résistant. Le garçon est en effet fiévreux après un rude hiver et une nuit passée dans le froid glacial d'une grange.
Choyé par son amoureuse, Julien poursuit ainsi sa vie de reclus dans la demeure où vit Cécile. Les nouvelles du village de Cambeyrac rythment ses journées tout comme celles de la percée du front russe. Le débarquement américain est, quant à lui, imminent.
Devant les bouleversements majeurs qui s'annoncent, les tensions s'exacerbent davantage : la résistance intensifie ses actions tandis que la milice riposte comme elle peut. La paisible vie du village est ainsi ébranlée par des rafales de mitraillette sur le café de la place. L'heure des règlements de comptes a sonné.
Étranger à cette guerre, Julien vit des moments de bonheur avec Cécile. Il décide de la rejoindre en train à Paris où elle a dû se rendre pour retrouver sa mère et sa sœur.

  Les événements s'enchaînent rapidement, le climat est davantage tendu dans cet opus. Chacun jette ses dés pour la partie finale qui fera des victimes.
Jean-Pierre Gibrat clôt magistralement ce diptyque. Le destin rattrape chacun des protagonistes et le titre Le sursis prend tout son sens dans les dernières pages.
Ce récit romanesque gagne en caractère grâce à sa fin si surprenante et fataliste. Mais chut, ne dévoilons pas davantage le synopsis !

  Le sursis est un joyau de la bande dessinée, un classique à lire et relire assurément.

[Critique publiée le 03/09/17] 

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